Dans l’imaginaire des contes, la marâtre n’est pas une simple figure de cruauté sans origines ni fonctions, elle est la figure de projection des angoisses enfouies. Personnage de colère et d’amertume, la figure de la marâtre devient le pivot d’un drame où se jouent la cruauté et la violence, mais également la survie, la transmission et l’émancipation. La marâtre est le « monstre » indispensable à l’équilibre du conte. Elle est la forêt obscure que l’héroïne doit traverser pour cesser d’être une enfant et devenir, à son tour, une femme souveraine.

Professeure de psychopathologie clinique et psychanalytique à l’Université Paris Nanterre, ses travaux de recherche portent entre autres sur les notions de cruauté, d’idéal et de sacrifice. Elle est par ailleurs psychologue clinicienne auprès de patient·e·s adultes.
Métro : Dupleix (ligne 6)

